Un mal profond qui ne cesse de s’accentuer

Pour l’organisation mondiale de la santé (OMS), une personne est considérée comme étant obèse lorsque son IMC (indice de masse corporelle) dépasse les 30 kg/m2. Depuis plus de trente ans maintenant, le nombre d’obèses dans le monde n’a cessé d’augmenter, pour s’établir à environ 650 millions, soit 13% de la population. D’après les estimations d’une étude publiée dans « The Lancet » en 2014, si l’essor de l’obésité continue de se maintenir au rythme actuel, 20% de la population mondiale souffrira d’obésité en 2025.

En France, le problème est également très présent puisque que d’après la même étude, ce sont environ 20% de la population qui souffrent d’obésité, soit 1 Français sur 5 !

Des risques de santé publique et économiques réels

L’obésité est une maladie aux conséquences graves qui provoquent chaque année le décès de plus de 3,5 millions de personnes. En effet, l’obésité entraine une forte hausse parmi la population de certains types de cancer, du diabète, de l’hypertension, des crises cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux ou des troubles de la vésicule biliaire.

Outre le problème de santé publique, cette augmentation du nombre d’obèses dans le monde a des conséquences économiques fortes sur les systèmes de santé, notamment ceux des pays émergents. Selon The Overseas Development Institute (ODI), la pathologie induit des dépenses de santé de 25 % supérieures à celle d’une personne de poids normal. Un coût qui risque d’être insurmontable financièrement pour ces pays.

Une transformation de nos modes de vie s’impose

Les solutions les plus simples sont souvent les meilleures. En effet, les raisons premières de cet essor de l’obésité sont directement liées à notre mode de vie trop sédentaire et à une alimentation beaucoup trop riche et grasse. Une activité physique régulière couplée à une alimentation saine et équilibrée constituent le remède idéal contre l’obésité. Cette pathologie doit être combattue en amont, en inculquant aux enfants les bons réflexes. Car si des solutions chirurgicales existent, comme la pose d’un anneau gastrique ou la méthode du « by pass », ces interventions visent à soigner les personnes déjà malades.

La meilleure des solutions reste donc la prévention. Mais l’individu seul ne peut pas forcément être initiateur et acteur de ce changement, d’où l’importance de la mise en place au niveau sociétal de politiques durables incitant et facilitant l’accès à de l’activité physique et à de meilleures habitudes alimentaires pour tous, y compris les plus démunis…

Chiffres clés :

L »obésité touche actuellement près de 650 millions d’adultes, ce qui représente 13 % de la population.
1 homme sur 10 et 1 femme sur 7 en souffrent.
Le nombre d’obèses adultes s’élevait à 105 millions en 1975. Ils étaient 641 millions en 2014 (375 millions de femmes et 266 millions d’hommes).
Si rien ne change, 1 adulte sur 5 sera obèse en 2025.
L’obésité est à l’origine de 3,4 millions de morts par an dans le monde (chiffre de 2010)
Selon The Overseas Development Institute (ODI), la pathologie induit des dépenses de santé de 25 % supérieures à celle d’une personne de poids normal.

 

Sources : The Lancet, The Overseas Development Institute