Défendre les droits des personnes vivant avec le VIH et, surtout, leur droit à la santé : c’est l’objectif de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, célébrée ce vendredi 1er décembre. Une campagne qui se joue aussi sur les réseaux sociaux avec le hashtag #myrighttohealth (mon droit à la santé)

La campagne #myrighttohealth diffusera des informations sur le droit à la santé et son impact sur la vie des gens vivant avec le VIH. Elle aura également pour objectif de mettre l’accent sur la nécessité de parvenir à l’application pleine et entière du droit à la santé pour tous et partout.

“Alors que la recherche scientifique a accompli des progrès considérables et qu’une vie avec un traitement peut être longue, les personnes vivant avec le VIH font encore l’objet de discriminations dans tous les domaines de la vie quotidienne”, regrette la responsable plaidoyer et mobilisation citoyenne d’AIDES, Caroline Izambert. Elle indique que c’est aussi le cas dans le domaine médical. « Certains ont connu des refus de soins ou ont ressenti de la gêne de la part du personnel médicale, notamment de la part de dentiste ou gynécologue, en raison de leur séropositivité. Malgré les progrès, on se retrouve, comme dans les années 90, obligé de mentir ou de dissimuler sa maladie » observe-t-elle.

Pour sensibiliser l’opinion public, l’ONUSIDA, programme commun des Nations Unies sur le VIH, met donc la lumière sur le droit à la santé et les problèmes auxquels sont confrontées les personnes séropositives. Dans un communiqué de presse, l’organisme rappelle que « La quasi-totalité des Objectifs de développement durable sont liés d’une façon ou d’une autre à la santé, de sorte qu’atteindre ces objectifs, dont fait partie la fin de l’épidémie de sida, dépendra largement de l’application du droit à la santé ».

« Tout ce qui abîme l’adhésion au système de soins peut en effet avoir un impact sur le traitement et suivi médical d’une personnes séropositives », souligne Caroline Izambert. Pour la responsable plaidoyer et mobilisation citoyenne chez AIDES, il faut donc « un travail sur la formation et l’information à l’encontre du corps médical », mais également obtenir plus de visibilité « avec des spécialistes qui rassurent leurs confrères, afin de faire bouger les choses et obtenir les progrès nécessaires ».