La qualité de vie au travail est à l’honneur jusqu’au 13 octobre. L’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) organise ce rendez-vous afin d’échanger et de s’informer sur les conditions de travail et présenter des initiatives sur la QVT

La QVT est un facteur clé pour la performance d’une entreprise, révèle une étude publiée début octobre et réalisée par Malakoff Médéric auprès de 3 500 salariés et 500 dirigeants. Ainsi, pour 52 % des dirigeants, la qualité de vie « sera à l’avenir un thème de préoccupation pour augmenter la compétitivité, pour améliorer le climat social (51%) et maîtriser l’absentéisme (40%) ». En effet, l’enquête a montré qu’un salarié qui juge sa qualité de vie au travail mauvaise « a 18% plus de chance d’être arrêté au moins une fois dans l’année ».

« Le sentiment d’effectuer son métier dans de bonnes conditions de travail, d’être reconnu et valorisé, ce sont des facteurs de motivations pour un salarié qui pourrait, de ce fait, être moins absent », indique Vincent Maurage, chargé de mission auprès de l’ARACT Occitanie (Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail). Il ajoute que la notion de QVT se développe notamment « parce qu’il y a un besoin de mobiliser l’engagement des salariés, c’est-à-dire passer de l’idée du ”travail comme un facteur de risques” à ”un travail engageant” où le salarié est motivé parce qu’il fait un travail de qualité ». Enfin, il met en garde contre un effet de mode de la QVT et rappelle que la politique de qualité de vie au travail doit « s’inscrire dans le projet global d’une entreprise, où la direction est ouverte au dialogue et où le salarié est consulté pour indiquer les axes d’amélioration de la QVT ».

La QVT : un enjeu pour la santé des salariés et la santé économique de l’entreprise

« Le travail, c’est la santé », c’est ce que dit le dicton mais c’est aussi le résultat d’une autre enquête, réalisée début 2017 par la CFDT. L’étude, menée auprès de plus 200 000 participants, montre un lien « très fort et incontestable » entre notre état de santé et notre travail, elle révèle aussi que nos conditions de travail ont un effet direct sur « la qualité de notre sommeil, sur des douleurs que nous associons au travail, ou sur notre consommation de médicaments ou d’alcool ». Autant de critères qui peuvent être nuisible pour la motivation et l’engagement du salarié et, par conséquent, pour la performance et la compétitivité de l’entreprise.

Les débuts de la QVT dans les années 1960

Offrir de meilleures conditions de travail à ses salaries pour améliorer le rendement ? Un atelier de confection de Troyes l’avait déjà constaté en 1961 ! La direction avait mis en place une ”pause gymnastique” pour éviter les douleurs engendrées par la sédentarité des postes de travail et optimiser la performance des salariées. Regardez :

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